Les vacances sont là...

Avant les familles arrivaient bien en avance en venant d' en face, c'est à dire de la grande terre, en bateau pour récupérer leurs enfants pour la période des grandes vacances. Il y avait la joie des retrouvailles momentanées et les zazas pouvaient renouer quelques liens avec parfois père ou mère, tontons, tantes, grands parents ...

Seulement après plus de 2 ans de covid... la grande misère est entrée dans les foyers...Donc très peu de familles, et même de ste Marie, sont venues chercher leurs zazas..une seule d'en face.

Le tarif du bateau pour la traversée est plus cher et ils ne peuvent pas payer le voyage... Zazakely non plus car  pas prévu dans notre budget.  Ces aller-retour annuels sont onéreux...

les enfants sont très très tristes depuis deux jours malgré qu' hier avait lieu lafête nationale... ils ne comprennent pas le pourquoi à l' obligation de rester au centre car se faisaient une joie comme avant de revoir père ou mère veuf ou veuve ou famille restante

Tous sont encore plus en grande précarité ... Certains sont oubliés chez nous depuis 2 et 3 ans, abandonnés car plus de nouvelles de leurs proches...

Cette situation est lourde.. 

La situation se corse doucement mais surement. Michelle est inquiète car elle sent la gravite de la situation qui commence à pointer son nez... comme tous les ans elle a distribué  vêtements d' occasion sortis des balles de friperie trouvées à la Capitale mais les tarifs sont toujours plus onéreux comme partout ailleurs et pour beaucoup d' autres produits . Il lui faut aussi déjà penser aux fournitures scolaires pour la rentrée prochaine, refaire la peinture des tableaux de classe, savoir comment gérer aussi les ainés qui sont à l' annexe en ville etc... 

encore un vrai casse-tête et angoisse pour l' avenir...