Les enfants de l'orphelinat, les zazas comme les appelle Marraine.
Beaucoup de touristes viennent visiter et ne voient que le manque, la misère parfois même la détresse. Ce n'est pas ce que j'ai vu quand je suis venue en mai 2019. J'y ai vu de la joie, des sourires, des enfants dans leur rôle d'enfant, et l'envie d'une "meneuse", leur cheffe de file, de leur donner toutes les chances de grandir.
Marraine, si vous la rencontrez cette dame de fer et son sacré caractère, elle vous dira qu'elle n'a pas le choix. Mais derrière tout ça, c'est surtout son grand cœur qu'on aperçoit. Son but n'est ni le profit, ni le gain, mais de les faire évoluer dans leur milieu naturel, dans leur culture.
Tant de chose à dire sur cet être humain qui se donne pour les autres. Qui malgré les difficultés ne s'arrête ni se décourage.
Mais revenons aux zazas.
Aujourd'hui avec mes compagnonnes de route, nous ne voyons que leur demande d'affection. Ils crient au monde qu'ils existent qu'ils ont de la valeur.
Bien sûr qu'il y a du manque, mais nous avons choisi d'y voir les potentiels.
139 enfants au total qui ne demandent qu'on les voient tels qu'ils sont, des petits êtres en devenir.
Ils ne demandent pas notre pitié, notre compassion, nos larmes ou encore notre peine. Mais surtout notre disponibilité, nos bras, notre regard affectueux et bienveillant.
Alors nous avons toutes les trois notre façon de faire mais pas une de nous s'est dit "oh mon dieu les pauvres" tout simplement parce que ce regard là n'a aucune valeur. Ce regard n'est pas valorisant, même qu'il n'apporte rien.
Je me rappelle d'avoir pris ces photos, avec ces regards fiers, ces images qui révèlent toute leur beauté et toute leur détermination.
Vous m'inspirez. Merci mille fois.