Voici un résumé de l’action que nous avons menée lors de notre séjour à Madagascar, à l’orphelinat Zazakely, sur l’île de Sainte-Marie.

 

 Qui sommes-nous ?

 Marie Aussenard, 24 ans, étudiante en Soins Infirmiers à l’IFSI du VInatier de Bron,

Adrien Bettahar, 28 ans, étudiant en Soins Infirmiers à l’IFSI du VInatier de Bron,

Mathieu Boubeguira, 21 ans, étudiant en Soins Infirmiers à l’IFSI du VInatier de Bron,

Adrien Chambeaud, 24 ans, étudiant en Soins Infirmiers à l’IFSI du VInatier de Bron,

Michael Chanteur, 30 ans, étudiant en Soins Infirmiers à l’IFSI du VInatier de Bron,

Marlène Morel, 27 ans, étudiante en Soins Infirmiers à l’IFSI du VInatier de Bron.

 après notre séjour de trois semaines au sein de l’orphelinat Zazakely, nous pouvons tirer un bilan très positif de l’action menée sur place et des conditions dans lesquelles nous avons pu travailler.


Nous avons tout d’abord été accueillis par Michelle MARTRES, la Fondatrice, qui accompagnée des enfants de l’orphelinat et de leur chant de bienvenue, nous ont prodigués un accueil très chaleureux. Nous avons pu tirer profit de cette expérience pour mettre en avant nos compétences théoriques et pratiques acquises lors de notre formation à l’Institut de Formation en Soins Infirmiers de Bron (Rhône).

 Notre objectif était de pouvoir appliquer ce que nous avions appris en cours et lors de nos précédents stages, tout en tenant compte des spécificités du terrain, à savoir un orphelinat avec un dispensaire, lequel était également destiné à accueillir les populations locales :

-Public accueilli comprenant notamment beaucoup d’enfants,

- Moyens disponibles pas toujours suffisants pour faire face à certaines situations,

-  Nos représentations de la santé sont très éloignées de celles des populations,

- Des patients dont on ne sait pas s’ils seront observants sur le traitement donné

- Un encadrement différent de celui auquel nous sommes habituellement confrontés

- Des pathologies auxquelles nos références « occidentales » ne sont pas habituées,

 

Nous savions que nous allions vers l’inconnu, que ces conditions d’exercice seraient exceptionnelles, et que nous ne serions probablement amenés à soigner comme cela que très rarement. Le contexte était particulier, il revêtait de fait un caractère à la fois stimulant et un peu déstabilisant. Même si nous ne sommes qu’étudiants et que nous savons que nos compétences sont nécessairement limitées, nous avons su créer une organisation pour les soins (découpage horaire, fonctionnement en binôme, mobilisation de tous les effectifs pour les urgences) qui soit à la fois rassurante et efficace. Nul ne servait en effet d’être toujours présents tous ensemble quand les patients étaient peu nombreux et que la situation était gérable. Nous n’avons pas ressenti trop de stress, dans la mesure où nous comptions les uns sur les autres, et que ces compétences additionnées, adjointes de l’aide et l’expérience de Michèle, nous permettaient de faire face aux situations diverses que nous avons pu rencontrer.

 

Ainsi, nous avons pu prendre en charge des patients dont l’état était sévère (crises d’asthme chez un jeune enfant, redirigé vers l’hôpital, gestion de plaies ouvertes, pansements, gestion de la douleur, accidentés de la route…). La contrainte étant que les installations du dispensaire, certes très généreuses, n’égalaient pas celles d’un hôpital et que nos compétences ne nous permettaient pas de gérer certains patients (accouchement, dénutrition sévère). Grâce à Zazakely, les patients pouvaient dans certains cas être redirigés vers l’hôpital local (une heure de route et surtout coût du transport prohibitif pour les malades). L’hôpital ne disposait toutefois pas des équipements et personnels auxquels nos regards d’habitants de pays industrialisés sont habitués…

 

Voici les éléments positifs et négatifs de cette expérience au sein de l’orphelinat :

 

Positifs :

  • Qualités de confort de la structure, des installations,

  • Respect, de par la disposition de la structure, de l’intimité et de l’installation des patients,

  • Beaucoup de matériel mis à notre disposition, de bonne qualité, très peu de « ruptures de stock »,

  • Ancrage local du dispensaire nous permettant de bénéficier de la confiance des populations locales,

  • Travail en équipe intéressant et productif,

  • Découverte de nombreuses problématiques inhérentes à Madagascar nouvelles pour nous,

  • Cadre paradisiaque,

 

Négatifs :

  • Notre manque de connaissance des maladies typiques de la région,

  • Barrière de la langue (malgré la présence d’une traductrice),

  • Notre manque d’expérience professionnelle (nous ne sommes qu’étudiants !),

  • L’impossibilité de savoir si notre prise en charge a été efficace : manque de suivi, observance des traitements,…

 

En conclusion, nous pouvons affirmer que les 6 étudiants que nous sommes ont été très satisfaits de l’action que nous avons menée lors de notre séjour à l’orphelinat, et que les moments passés en compagnie de Michelle, des Malgaches, du personnel de l’orphelinat, et bien entendu des enfants, sont des moments inoubliables ! Nous sommes très heureux d’avoir pu faire partie de cette aventure, et espérons pouvoir renouveler ce type d’expérience au même endroit, ou ailleurs lorsque nous serons diplômés. Nous tenons à remercier particulièrement Michelle pour sa gentillesse, la qualité de son accueil et sa patience vis-à-vis de nous, ainsi que le personnel pour son dévouement et les sourires toujours présents. Nous ne nous ôterons pas de la mémoire les sourires des Malgaches, et surtout ceux des enfants.

 

MERCI A CETTE JOYEUSE EQUIPE !